"L’Hérésie d’Horus : Le Retour des anges" de Mitchel Scanlon

Voisins lecteurs, cet article de critique « littéraire » est aussi un outil pour vous conforter dans l’idée de lire ou non le livre dont je vais parler ci-dessous. N’hésitez donc pas à signaler s’il vous a été utile ou pas, je peux corriger le tir 😉

« L’Hérésie d’Horus : Le Retour des anges » de Mitchel Scanlon

Vacances « prolifiques » en ce qui me concerne puisqu’en ces quelques jours que je me suis accordé, j’ai pu terminer 2 bouquins (faut comparer ça avec mon rythme habituel de 1 par mois à peu près… pas avec le rythme des chroniqueurs littéraires. Je connais technique de lecture rapide mais je déteste ça au plus haut point).

La bouse du jour (oups… plus de suspens…) sera donc le 6ème tome de la série « L’hérésie d’Horus » dont j’ai critiqué le 5ème tome, « Fulgrim » de Graham McNeill, sur ce même blog. Cette fois-ci, je ne vais pas trop poser le décor puisque je pense l’avoir fait la dernière fois. Dans ce tome, on ne se centre pas spécialement sur un de ces primarques félons qui ont marqué la période « historique » relatée dans la série, on élargit un tout petit peu en relatant les prémisces de ce qui deviendra une légion de space marines : les Dark Angels. Le fan sait (je dirais même plus « a l’obligation de savoir »), avant d’ouvrir ce livre, que durant l’hérésie d’Horus, une partie de cette légion s’est rebellée contre l’autre partie entrainant un-apre-et-tragique-combat-qui-traumatisera-à-jamais-les-nobles-Dark-Angels, etc. Donc le fan qui sait déjà tout ça et qui connait déjà tout sur les Dark Angels (notamment grâce au bousissime « Les anges des ténèbres » de Gavin Thorpe paru dans la même collection) croira apprendre ici pourquoi les futurs rebelles sont devenus rebelles, pourquoi Luther est devenu aigri et jaloux, etc.

Le récit : ça commence agréablement par une brêve introduction qui semble être une confession d’un rebelle et, flashback ?, on enchaine sur l’apprentissage d’un jeune novice dans ce qui fut le principal ordre de chevalerie de la planète Caliban, là où tout à commencé. Dans cette partie qui dure une bonne moitié du bouquin, on apprend donc ce que fut la rude vie des calibanites, comment ils étaient protégés par les chevaliers, comment Lion El’Jonson a bouleversé tout ça. Le tout par les yeux de ce qui était apparemment un simple humain.

Personnellement, j’ai trouvé ça frais par rapport aux autres histoires dans ce même univers. C’est pas énorme d’originalité, de richesse de contexte mais j’ai trouvé ça surprenant par rapport aux sempiternels combats de space marines surpuissants. C’était donc un bon début mais, le fan le sait, l’empereur et ses space marines sont arrivés et tout est rentré dans le moule : le peuple de Caliban, les chevaliers de l’Ordre, Lionel, Luther, Mitchel Scanlon, tout le monde. Le reste du bouquin est un gentil épisode de la Grande Croisade et n’apporte rien de plus même pas aux questions du fan qui veut savoir pourquoi Luther et ses copains sont aigris : la cause de la rebellion prend racine avant ce bouquin (puisque Lion El’Jospin est déjà le grand chef de Caliban au début du récit, la première bouffée d’aigreur de Luther est déjà ancienne…) et les conséquences se dérouleront après le « final » (pas de combat épique menant à la destruction de Caliban, ni rien de ce genre).

Finalement pour moi, ce roman est une déception que la première partie ne sauvera pas : je ne m’attendais pas à être surpris mais à lire du spectacle, à avoir « du son et lumières », à me cramer les rétines sous les flots de plasma, etc. Je n’ai même pas eu ça. Scanlon avait pourtant une bonne idée dans les mains, il a su donner une étincelle de vie à cette planète qu’était Caliban, il n’y avait qu’à développer un peu plus mais bon, c’était pas son choix finalement…

 

initialement publié le 31/12/2008

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