Dans le nuage, ok, mais pour redescendre ?

Une petite brève pour râler.

Je suis scientifique et je dois lire des tonnes de publications qu’on gère dans un logiciel adapté.

Comme dans bien d’autres domaines, on a plusieurs types de logiciels : le logiciel star super bien foutu et super cher (Endnote, 250 € pour les particuliers comme moi), le logiciel freemium sympatoche gratuit au début mais payant si tu l’utilises beaucoup (ex: Mendeley) et les logiciels libres qui font le boulot de base mais à qui il manque le petit truc qui les rend super pratiques (ex: Zotero, JabRef, etc.).

Pour ma part, il fut un temps, le labo avait Endnote. Mais étant précaire, je papillonne d’un labo à un autre et je ne l’ai plus. Du coup, changement de labo, changement de sujet = opportunité pour essayer Zotero. Je lui ai laissé sa chance, j’ai constitué ma nouvelle base biblio grâce à lui mais il m’énerve sur plein de petits points triviaux.

Finalement, c’est sur Mendeley que j’ai retrouvé ma sérénité : même service que Zotero avec une ergonomie qui m’est plus favorable. C’est devenu mon logiciel de biblio pour la routine.

Mais voilà qu’un beau matin, j’ai besoin de me relogger et je ne me souviens plus du mot de passe. Classique sauf qu’il devient impossible de le récupérer ou d’en changer : d’après le support Mendeley, je n’existe pas. Ma boite email me confirme pourtant que Mendeley connait mon email et la tentative pour recréer un compte avec ce même email m’indique qu’il est bien actuellement dans leurs bases mais le support Mendeley ne veut rien savoir. OK, je n’utiliserai pas leurs services en ligne mais… pour faire fonctionner le logiciel, Mendeley Desktop, il faut qu’il se connecte au compte pour la synchronisation. #Fail. Ma biblio m’est donc inaccessible sur mon propre ordi…

Sur la durée, ces logiciels à la con, ça me semble plus un supplice de Sisyphe qu’une réelle assistance : on nous fait miroiter le sommet mais au final, on passe plus de temps à apprendre à les faire fonctionner puis à gérer les conséquences de leurs dysfonctionnements. Il y a peu, j’étais affligé quand j’entendais tel directeur de thèse imposer à son doctorant de gérer toute sa biblio à la main, sans logiciel, mais je comprends désormais qu’un travail ne peut pas s’effondrer comme un château de carte au moindre bug,  formatage d’ordi ou mise à jour d’OS et, dans un sens, c’est plus durable.

PS : Dans le même esprit, y a Steam. Je redoute le jour où ils me refuseront l’accès à cause de je-ne-sais-quel bug. Ça arrivera, c’est obligé.

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